Frais de location : comment évoluent-ils avec la Loi Alur ?

Frais de location : comment évoluent-ils avec la Loi Alur ?

 

Considérant que les candidats locataires payaient trop de frais de location, la loi Alur est venu transformer la réglementation. Désormais, le partage des honoraires n’est plus la règle, la part locataires étant désormais plafonnée. Par ailleurs, de nouvelles offres originales apparaissent.

La nouvelle répartition des frais de location pour les résidences principales

Que les logements soient loués vides ou meublés, la part de frais de location incombant au locataire est désormais plafonnée. Auparavant, les frais étaient libres mais devaient obligatoirement être partagés par moitié entre le bailleur et le locataire. Communément, le marché s’est fixé sur le fait de faire payer au locataire un mois de loyer. Dans la pratique, les propriétaires étaient parfois exonérés des frais de location par certains professionnels.

Désormais, les honoraires payés par les locataires sont limités à la somme de 8 à 12 € par m². L’état des lieux peut être facturé jusqu’à 3 € par m². Le propriétaire doit payer au moins la même chose que le locataire, mais l’agence reste libre de sa tarification vis-à-vis du bailleur.

Loi Alur : Quels changements pour le bailleur ?
 

Et les autres locations ?

Toutes les locations qui ne sont pas des résidences principales (résidences secondaires, locations touristiques, etc.) sortent du champ d’application de la loi ALUR. De ce fait, aucune réglementation ne vient encadrer les frais d’agence. Ceux-ci sont totalement libres, de même pour leur répartition.

Quelles conséquences à long terme ?

Théoriquement, les agences peuvent répercuter au bailleur leur manque à gagner issu de la limitation des frais de location aux locataires. En réalité, les bailleurs auront du mal à absorber une telle hausse tarifaire.

Ce sont donc les agences immobilières qui doivent trouver les gains de productivité pour assurer leur mission, avec un risque de perte de qualité de la prestation. Par ailleurs, il est probable que les différents gestes commerciaux consentis au travers de méthodes plus ou moins en lisière avec les textes vont disparaître.

Les locations réalisées de particulier à particulier risquent de devenir de plus en plus rares. En effet, les candidats locataires disposant d’un bon dossier pourront se diriger plus naturellement vers les professionnels, considérant que les frais de location qui étaient trop chers deviendraient plus abordables. Par exemple, en région Parisienne, les honoraires payés par le locataires baisseront d’environ 50 %, différence significative pouvant entraîner des changements d’attitude de consommation.
 

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